lundi 21 janvier 2013

Goldman Sachs double ses bénéfices

La banque d'affaires américaine Goldman Sachs est un peu comme un aigle à deux têtes. D'un côté, une formidable réussite commerciale ; de l'autre, un symbole des dérives de la haute finance.
L'annonce, mercredi 16 janvier, du doublement du bénéfice net en 2012 – et de son triplement lors sur le seul quatrième trimestre – témoigne une nouvelle fois du succès de l'enseigne new-yorkaise.
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Un chiffre d'affaires sur l'année de 34,2 milliards de dollars (25,7 milliards d'euros), en hausse de 19 %, et des profits de 7,3 milliards de dollars sont le fruit des excellents résultats des fusions-acquisitions et des émissions de titres, ainsi que des opérations de marché pour le compte de clients.
Par ailleurs, l'établissement a vendu pour 2,3 milliards de dollars une partie de sa participation – très rémunératrice – dans l'Industrial and Commercial Bank of China, première banque mondiale en termes d'actifs.
La cession de hedge funds conformément à la législation Volcker, interdisant aux banques de disposer de fonds spéculatifs, a également gonflé les revenus. Enfin, Goldman Sachs a obtenu un bon prix pour sa participation de 10 % dans LMAX Exchange, une plate-forme de négociation multilatérale des devises et des métaux, pourtant déficitaire.

UNE IMAGE ÉCORNÉE

Mais, parallèlement, l'image de la banque a souffert de plusieurs affaires retentissantes. La veille de la divulgation des résultats, Goldman Sachs Londres a dû abandonner son projet de retarder jusqu'au 6 avril le versement, prévu en février, des bonus 2012.
L'objectif était de faire profiter les bénéficiaires de ces primes de la baisse du taux d'imposition supérieur sur le revenu de 50 % à 45 %. Ce tour de passe-passe, légal mais jugé immoral en ces temps d'austérité, avait été sévèrement critiqué par le gouvernement et la Banque d'Angleterre.
De surcroît, une récente enquête de Bloomberg a révélé que, sous le couvert d'investissements et de prêts à long terme, une unité de Goldman avait en fait agi comme un hedge fund en pariant les capitaux propres de la banque à court terme au mépris de la règle Volcker.
Goldman Sachs a, par ailleurs, été condamnée, mercredi, par la Réserve fédérale américaine à dédommager des clients victimes de saisies immobilières irrégulières aux Etats-Unis pour un montant non précisé.

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les dirigeants empochent plus de 100 millions de bonus en actions

Selon des avis boursiers publiés vendredi, les principaux dirigeants de la banque d'affaires américaine, qui a plus que doublé son bénéfice net en 2012, vont se partager 707.634 actions. Ce qui représente 102,2 millions de dollars.
Goldman Sachs ne connaît pas la crise. Et il en va de même pour ses chefs de file. D'après des avis boursiers publiés vendredi, la banque d'affaires américaine a octroyé aux douze membres de son équipe dirigeante quelques 707.634 actions de bonus pour l'exercice 2012, représentant 102,2 millions de dollars.
D'après l'un de ces avis transmis à la SEC, le gendarme boursier américain, le PDG du groupe, Lloyd Blankfein, a reçu 94.320 actions. Elles lui seront versés de manière étalée sur trois ans, et ne pourront pas être vendues ou transférées avant janvier 2018, précise le document. Sur la base du cours de clôture de vendredi soir (144,45 dollars), cela représente 13,6 millions de dollars.
Un chiffre d'affaires en hausse de 19%
Cette annonce fait suite à la publication des très bons résultats de Goldman Sachs. Mercredi, la banque d'affaires a fait état d'un doublement de son bénéfice sur l'exercice 2012, à 7,3 milliards de dollars, soit 14,63 dollars par action alors que les analystes de Wall Street tablaient en moyenne sur 12,20 dollars. De même, le chiffre d'affaires s'affiche en hausse de 19%, à 34,2 milliards de dollars, un bond essentiellement du aux solides performances des activités de banque d'investissement et d'opérations de marché pour compte propre.

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